Quand les cons dominent dans les groupes…

  • Post last modified:03/07/2023
  • Post category:Ma drôle d'humeur

Ma gentillesse ne paie pas, depuis des années.

Certain.e.s la trouvent suspecte, d’autres en profitent pour m’enfoncer parce que ça a l’air drôôôôlement bon de taper sur la gentillesse et la maturité, d’autres me collent des étiquettes qui n’ont tellement rien à voir avec qui je suis.

Continuer à parler le langage de la maturité et de la gentillesse face à des gens de mauvaise foi, un peu pervers ou mesquins, ça ne résout rien. Mieux vaut fuir, si on peut les fuir. Ou se forger une carapace.

C’est plus compliqué lorsqu’on est dans un groupe et que… de façon totalement incroyable et folle, LES PLUS CONS emportent l’adhésion !

Effet Trump, extrême-droite ??? La beauferie et la culture du clash et du trash ont-elles joué un rôle là-dedans ?

(Traduction de l’image : « Ne sous-estimez jamais le pouvoir des gens stupides au sein d’un grand groupe ».)

Jugements à l’emporte-pièce, peu de recul, décisions arbitraires et très injustes… les cons pullulent et sont soutenus, dans plein de groupes o_O

La sacro-sainte compétition, l’arme des cons

Au nom de la compétition et au nom de la hiérarchie invisible que trop de gens essaient d’établir, consciemment ou inconsciemment, dès lors que nous formons un groupe.

Albert Jacquard disait, en matière de politique :

« On prend la direction de la compétition, la direction de la destruction des uns par les autres.

Pourquoi a t-on pris comme moteur de notre société occidentale la compétition ? Il faut être meilleur que l’autre, passer devant l’autre. Dès lors qu’on est en compétition avec l’autre, on ne tisse plus de lien.

Etre le meilleur c’est consacrer son intelligence (à l’école) à étudier des choses qui ne vous intéressent pas. C’est faire acte de soumission, conformisme. Les grandes écoles ne sélectionnent que les plus conformes. On est en train de sélectionner les gens les plus dangereux…, ceux qui ne seront pas capables d’imagination ».

J’ai souffert du sens de la compétition des autres, depuis mon enfance. Et ça a continué, à l’âge adulte.

Quelques injustices criantes

Parmi quelques injustices criantes que j’ai vécu, il y a eu des élections…

J’étais dans un groupe dédié à la reconversion professionnelle, il y a quelques années. Plutôt bienveillant. Et au fil des mois, une personne, cheffe d’entreprise de son état, s’est révélée être finalement assez hautaine par moment, dominante, vantarde, un brin mesquine.

Un coup, on a mangé chez elle et elle a engueulé son mari, comme du poisson pourri, devant nous, pour bien montrer que c’était elle LA BOSS. C’était humiliant pour lui. C’était un peu ridicule. Elle se la jouait.

Il nous fallait élire une nouvelle marraine pour notre groupe et… les autres ont voté pour elle ! Alors que nous étions un groupe d’entraide, pas un groupe de requins qui avaient soif de sang. Mais pourquoi, comment ?

Elle avait des qualités, évidemment, mais quelque chose clochait, par moments, dans son attitude. Écoeurant…

Les cons au théâtre d’impro

Idem dans mon asso de théâtre d’impro.

Il y avait ce gros-con-au-ventre-débordant, faisant des plaisanteries d’extrême-droite façon Anoona, et qui se présentait sans cesse comme un mentor, surtout quand on ne voulait pas de lui comme mentor…

Il a été plébiscité par toutes les nouvelles arrivantes dans notre asso, l’année suivante. Elles n’ont pas vu, visiblement, ses manipulations. Ne les ont pas relevées. Elles ont joué son jeu. Mais comment peut-on être aussi connes ?

Une méfiance inédite, folle, s’est développée entre les filles de l’asso. Pas de solidarité féminine. Gloups.

Se sont ajouté de gros coups bas de la part de certains mecs de l’asso.

L’ingé-con-MOCHE, développeur informatique de son état, avec sa coupe à la mode, que tu croyais sympa et qui en fait, dès le début, s’est senti en compétition avec toi, avec tous en fait. Il s’est opposé au gros-con-au-ventre-débordant…. avant de s’allier à lui.

L’ingé-con-MOCHE stalkait le profil des autres sur les réseaux sociaux et émettait ensuite des jugements de valeur en leur présence, des jugements à l’emporte-pièce. Il collait des étiquettes, il faisait des remarques désobligeantes devant tout le monde… et il s’est fait élire président d’asso.

En fait, c’était ça qu’il voulait, depuis le début, LE POUVOIR !

J’étais sidérée : un tel niveau de connerie et d’immaturité. Je n’avais pas encore vécu ça dans le milieu associatif. J’étais atterrée.

Réunion secrète pour parler Ambiance

Je me suis barrée, un peu tard de cette asso. J’ai eu le temps de réunir des gens qui souffraient aussi de l’ambiance.

Plusieurs ont pleuré (oui pleuré !) à cause de l’ambiance et des gros cons.

Avant cela, il a fallu supporter, pendant 25 MINUTES, une logorrhée absolument insupportable de la part de la blondasse de service sur la nécessité de recourir à la Communication Non Violente.

Elle émettait des jugements injustes en pagaille, plein d’a priori sur ce qui allait se dire. Personne n’avait encore ouvert la bouche !

Elle ne voyait pas où étaient les problèmes avec les gros cons. Elle acceptait tout à fait le gros-con-au-ventre-débordant comme un mentor. Malgré sa misogynie, sa volonté de dominer, de se servir la plus grosse part du gâteau de l’impro avant les autres.

Cependant, les autres se sont quand même lâchés, après cela. Des mots que je n’aurais même pas prononcés moi-même sont sortis de leurs bouches !

Ca faisait plaisir d’entendre ces mots, ces paroles qui jusque-là restaient en suspension dans l’air, qu’on sentait, pressentait. Mais tant que rien n’est dit, n’est-ce pas…, on reste chacun avec ses soupçons, opinions.

J’ai fini par quitter cette asso, car c’était trop.

Trop d’intrus (gros balourds dominants, machistes, de mauvaise foi) tenaient subtilement le pouvoir, asphyxiaient l’ambiance.

Peu de solidarité entre les autres. Je ne prenais plus aucun plaisir à y aller, sans compter qu’aussitôt après la réunion secrète, l’omerta s’est réinstallée.

Toustes celleux qui se sont lâché.e.s, lors de notre réunion secrète, se sont retourné.e.s contre moi. À vrai dire, je n’attendais rien d’eux. On m’avait collé des étiquettes, très fausses, très injustes. Et pour moi, cette asso avec son ambiance infecte n’était plus supportable.

Il y a eu une bonne petite pute, qui en a bien profité. La fille vivait avec un pervers narcissique et que n’aurait-elle pas fait, pour être aimée de tous, de moi, d’eux…

On se plaignait ensemble, depuis 2 ans du gros-con-au-ventre-débordant et de l’ingé-con-MOCHE et des autres mecs qui gangrénaient l’asso. Elle m’agaçait furieusement, par moments, car elle était à l’affût de tout ce que les autres postaient sur facebook. Une vraie commère. Elle voulait tout savoir sur tout le monde. J’avais à peine le temps de publier quelque chose sur les réseaux, ou de dire quelque chose, qu’elle le commentait, le relayait, etc., etc.

Jamais, ô grand jamais elle n’a dit ce qu’elle pensait des gros cons, en groupe, ni un peu, ni beaucoup. Moi je m’étais expliquée 1 ou 2 fois avec un des gros cons, moi j’avais gueulé sur des choses…Elle était tellement lâche !

J’ai quitté ce groupe d’impro en disant ce que je pensais. L’essentiel de ce que je pensais.

Elle n’a rien révélé de ce qu’elle pensait, elle, depuis 2 ans. Elle a recommencé à faire des courbettes devant les gros cons, à se taire devant les comportements puants. Et elle m’a enfoncée, moi, avec les autres…

Comme c’est pratique de tout mettre sur le dos de celle qui n’est plus là.

De dire, au choix, qu’elle exagérait, ou faisait du mauvais esprit, était ceci,cela…

En tout cas, je sais qu’elle a été prise en pitié par certaines « car je la laissais seule, la pauvre ». Ainsi elle a pu obtenir plus d’amour et d’approbation. Tout ce qu’elle cherche en permanence auprès des autres. Le genre de personne opportuniste à qui on a envie de donner des baffes, vraiment.

Je sais par une connaissance commune qu’elle continue à essayer de savoir des choses sur moi et ma vie. Et a prétendu, après mon départ, que tout était devenu génial, dans cette asso. Tiens, tiens.

Conclusion

Je sais que je retrouverai des assos sympa, des gens sympa, sans ce gloubi-goulba infâme que j’ai connu pendant 2 ans.

Je me demande encore pourquoi et comment j’ai pu croiser sur ma route une telle concentration de cons, ces dernières années.

Je suis joviale, respectueuse, j’écoute les autres, j’aide, je propose, je ne m’impose pas… j’ai une attitude classique, normale, quoi. Je ne vois pas pourquoi je ne retrouverai pas des structures avec une majorité de gens comme moi, qui aident à contenir la connerie de certains.

Il n’y a pas de raison. Cependant, ce qui me fait un peu peur, c’est la crainte qu’il y ait une tendance, ces dernières années, depuis la pandémie, une tendance à l’affirmation de soi décomplexée par les abrutis d’extrême-droite, les complotistes, les masculinistes…Une anoonisation de la société. Et cette impression est fondée, hélas, je pense.

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